Les coraux mous

SARCOPHYTON (CORAIL CUIR)

SARCOPHYTON

« LA » star des coraux mous, les sarcophytons dit « sarco » dans le jargon des récifalistes, font partis de la grande famille des ‘coraux cuirs’ (lobophytum, alcyonium, sinularia, cladiella entre autres) Ce sont des coraux à croissance rapide.

Un 'sarco' .

Un magnifique ‘sarco’ dans son milieu naturel.

 

Les ‘sarco’ muent régulièrement et leur croissance en aquarium peut devenir spectaculaire si les conditions de maintenance sont optimums, il n’est pas rare de trouver des spécimens de plus de cinquante centimètres, y compris dans le commerce…

Dans son milieu naturel.

Ici un cladiella.

Ici un cladiella.

Ces coraux sont parfaitement recommandé aux débutants, mais ils nécessitent un éclairage relativement puissant pour bien croître, cet éclairage peut être à base de T8 ou de t5, un brassage énergique de l’eau afin de libérer leur mucus, un taux de calcium élevé ainsi que quelques apports de magnésium et d’iode.

Ce corail peut être parfois utilisé en remplacement d’une anémone pour un couple de clown dans un bac communautaire, le bénéfice n’est pas négligeable car le corail est assez peu incommodé par les clowns mais au moins, les autres coraux ne risquent pas d’être brûlés par l’anémone.

Leur bouturage est très facile, démonstration :

Bouturage

Bouturage

Faites une coupe nette et franche avec un instrument stérilisé. La régénération sera assez rapide, il suffit d’attacher les petits bouts restants avec un élastique sur une roche, et c’est reparti ! C’est d’ailleurs une technique employée par les fermes d’aquaculture à travers le monde :

Les sarcophyton aiment une eau correctement écumée à la longue et bien brassée afin d’enlever leur mucus, et n’oubliez pas aussi le calcium car leur « squelette  » en profite, autant que les coraux durs.

Un sarco.

Un « sarco » vert, assez rare…coloration artificielle ?

Le lobophytum fait parti de la même famille que le ‘sarco’, d’ailleurs il lui ressemble un peu. Il nécessite d’ailleurs le même type de maintenance en aquarium. C’est un corail relativement facile à tenir et de surcroît magnifique ! Si vous êtes débutant, n’hésitez pas mais attention, pas de nitrates, pas de nitrates car il est assez sensible.

Un lobophytum.

Un lobophytum dans son milieu naturel.

Un "digitata".

Un « digitata ».

ACTINODISCUS / DISCOSOMAS/ RICORDEA

L'"Amplexidiscus fenestrafer" ..

L' »Amplexidiscus fenestrafer » parfois confondu avec une anémone…

Corail idéal pour les débutants. Ils sont robustes et se reproduisent facilement. On le trouve assez fréquemment dans le commerce spécialisé.

Le brassage doit être moyen de façon à ne pas les arracher de leur pierre. Les espèces bleues devront être placées un peu à l’ombre. D’une manière général, on les posent souvent dans le fond du bac.

Il en existe des verts, bruns, bleus, rouges, marrons, rouges, à points, à rayures, et à poils !

Dans tous les cas il faut leur fournir un complément d’iode de temps en temps et une eau de bonne qualité.

Rappel général
Les coraux mous ont aussi besoin de calcium et de magnésium et d'iode.
un ricordea.

un ricordea.

CLADIELLA/ DENDRONEPHTHYA/ NEPHTHYGORGIA/ CHIRONEPHTHYA/ SIPHONOGORGIA/ LITOPHYTON

Cladiella sp.

Cladiella sp.

Ces coraux sont assez difficiles à tenir, surtout les « dendronephthya » et ne sont pas conseillés aux débutants. Cependant, on trouve parfois des espèces extrêmement résistante, dans ce cas, n’hésitez pas. Ce sont en général les « cladiella » qui « tiennent » le mieux. Il faut un bon brassage, un bon écumage et beaucoup de lumière pour les maintenir dans le temps, dans de bonne conditions vous pourrez les tenir des années. Attention les cladiella peuvent même se propager très rapidement et envahir totalement un bac, par chance, ce corail se bouture très facilement…Idéal dans un biotope de la mer rouge.

Ici un 'litophyton'.

Ici un ‘litophyton’.

dendronephthya

et là un ‘dendronephthya

Le beau 'siphonogorgia'.

Le beau ‘siphonogorgia’, impossible à tenir en aquarium.

 

SINULARIA

C’est une espèce assez résistante donc relativement facile à tenir en aquarium.

Sinularia dura.

Sinularia dura.

Gros plan…

Elle nécessite tout de même un bon éclairage hqi ainsi que des tubes supra-actinique pour compléter le spectre lumineux, ne pas négligez encore une fois le brassage qui aide le corail à se débarrasser de son mucus : ci dessus et dessous un SINULARIA DURA.

Dans l’ensemble, toutes les espèces de sinularia ont un développement rapide, laissez leur un peu de place autour afin que le corail s’épanouisse.

Un sinularia digitata

Un sinularia digitata

Je le conseille aux débutants et à tous ceux qui veulent se lancer dans le bouturage, c ‘est un bon corail pour apprendre un peu de coraliculture…La technique étant la même que pour les sarcophyton.

Gros plan sur un "Dura".

Gros plan sur un « Dura ».

Un sinularia flexibilis.

Un sinularia flexibilis.

XENIA/ ANTHELIA

 

Ce sont de magnifiques coraux, ils sont assez difficiles à tenir dans le temps, il faut un bon brassage en veillant à ce que le flux ne soit pas trop agressif pour les polypes, il faut aussi un éclairage à base de hqi. Un brassage de type ‘stream’ et pulsé leur conviennent, une ‘wavebox’ est parfaite pour leur maintenance.

Anthelia.

anémone de ‘substitution’ pour ce clown, Anthelia.

Ce sont des coraux pulsants, ce qui les rends très agréable à regarder. Leur durée de vie en aquarium est malheureusement limitée pour l’instant, sauf exception, car quand ils se plaisent dans un bac ils peuvent coloniser toute une partie de l’aquarium et assez rapidement…

Ici un Anthelia

et là un Xenia.

et là un Xenia.

 Gros plan sur un polype de xenia.

Gros plan sur un polype de xenia.

ZOOANTHUS / PALYTHOA / PARAZOOANTHUS

Le "terrible" Heliacus...!

Le « terrible » Heliacus…!

Ce sont des coraux excellents pour les débutants, leur maintenance est relativement facile. Attention toutefois à bien surveiller les colonies de zoanthidés car il y a une menace : un escargot !

Cet escargot (en général blanc avec des rayures noires, le fameux ‘heliacus’) est un prédateur de ce type de corail dans le milieu naturel. Ces coraux sont souvent importés avec cet hôte indésirable. L’élimination manuelle est simple, intervenez la nuit (avec une lampe rouge pour ne pas indisposez les poissons) car ils sont plus faciles à repérer.

Ces coraux ont besoins d’ajout d’iode de temps en temps, de calcium et de magnésium, on peut les mettre dans le fond du bac et dans les zones d’ombres. Néanmoins ils aiment aussi les zones bien éclairées.

Un gracilis.

Un gracilis.

 

Attention à certains poissons anges ou certains poissons papillons qui aiment « taper » de temps en temps sur les polypes. Ce sont des coraux recommandés aux débutants mais la qualité de l’eau doit être bonne.

Corail idéal pour les Nano-récif…Celui ci est dans un de mes bacs de 48 litres.

CLAVULARIA / PACHYCLAVULARIA

Un de mes préférés ! Leur reproduction se fait par le cisaillement d’une excroissance. Leur place est de préférence sur le fond du bac. On peut aussi les disposer au milieu de bac ou en surface en les acclimatant doucement à la lumière. Dans un milieu qui leur convient, ils poussent à vitesse grand V ! C’est la raison pour laquelle il leur faut de la place autour.

Les polypes sont souvent verts iridescent (violacea), ou marrons, on en trouve parfois des blancs. L’eau devra être impeccable sinon les polypes ne sortent pas. Les polypes peuvent d’ailleurs restés plusieurs jours enfouis. C’est un corail conseillé pour les débutants. Il est déconseillé de le mettre directement sous les hqi. Ils peuvent pousser dans un bac éclairer par des T5 ou même des T8 en quantité. Des apports de calcium et de magnésium sont recommandés.

Ici un clavularia.

Ici un clavularia.

Et là un Pachyclavularia violacea

Et là un Pachyclavularia violacea

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