Les poissons dans l’aquarium marin et récifal(partie 2)

 

La star indétrônable des aquariums marins et récifaux depuis toujours et plus encore depuis le fameux dessin animé « Némo » ! Les poissons clowns peuvent être introduits dans un bac communautaire mais il est quand même préférable qu’il y ait une anémone. C’est donc un choix à faire… Soit un bac spécifique pour anémone(s), soit un récifal sans anémone(s). Ceci s’explique par le fait que, tôt ou tard, l’anémone changera de place et elle risque de brûler les coraux au passage !

anémones

Les poissons clowns ont toujours fascinés les hommes et d’une manière général tous les aquariophiles, ce n’est pas pour rien si cette famille représente les poissons les plus vendus à travers le monde dans le commerce aquariophile (en eau de mer, évidemment). D’ailleurs, le poisson clown reste encore souvent le premier achat pour un aquariophile d’eau douce qui souhaite passer en marin. Qui n’a pas craqué devant ce dandinement si caractéristique ?

Ne parlons pas des dessins animés comme Némo qui ont définitivement popularisé ce poisson causant par le fait la mort, sûrement, de milliers de poissons clowns à travers le monde… L’association des poissons clowns avec leur anémones symbiotiques n’a pas finie de dévoiler ses mystères. A ce jour, les scientifiques ont encore du mal à établir les relations que peuvent avoir réellement les anémones avec leurs hôtes. Cependant, nous savons par l’observation que les clowns bénéficient de la protection des anémones (où il trouve refuge) et que celle ci reçoit en retour une part de nourriture (en aquarium plus souvent qu’en milieu naturel) ou un nettoyage de son hôte.

En effet, en ce qui concerne leur protection, les poissons clowns sont protégés des toxines élaborées par les anémones parce qu’ils s’enduisent du mucus même de l’anémone (le processus dure quelques heures), les anémones ont des cellules urticantes sur les tentacules appelées : nématoblastes. Les autres poissons qui eux ne sont pas protégés seront donc touchés par les cellules urticantes de l’anémone et vaguement anesthésiés, ils seront conduits tout droit vers la bouche de l’anémone pour se faire ingérer !

Pour ce qui est de la nourriture, sachez que dans la nature les poissons clowns ont très rarement l’occasion d’avoir de gros bouts de poissons ou autres crustacés, l’apport de nourriture sur l’anémone a donc pour seul objectif de faciliter le repas du poisson clown (la nourriture s’accroche plus facilement, il peut donc en profiter pour déchiqueter le bout !) Parfois même, vous rencontrerez quelques clowns qui refuseront systématiquement que vous introduisiez de la nourriture sur leur anémone, ils passeront leur temps à essayer de la nettoyer coûte que coûte. Comme le dit si bien Frank de Graaf :

« il convient donc de parler de commensalisme et non de symbiose ! »

Et bien sur, les poissons clowns se reproduisent assez facilement en aquarium si les conditions de maintenance leurs conviennent, peut-être cela fait-il aussi parti de leur succès. Par contre, l’élevage des alevins reste problématique pour les particuliers, mais pour les pros il existe un protocole bien connu et utilisé depuis de nombreuses années avec succès.(voir plus bas)

Pour ma part, je reste persuadé que les clowns n’ont rien à faire dans un bac récifal. A moins d’avoir un bac de plus de 400 litres et de leur fournir par la même un espace avec leur anémone. De nombreux spécialistes partagent la même idée. Si vous êtes intéressé par la maintenance de ces poissons, veuillez donc prévoir un bac monospécifique. Malgré tout, sachez qu’un clown peut très bien élire domicile dans un corail ! Mais attention aux coraux fragiles de type plerogyra ou euphyllia car la proximité du clown peut parfois les déranger et empêcher les polypes de bien se déployer, cela peut nuire à long terme au développement du corail. Les ‘sarco’ sont parfois acceptés en substitution. L’association d’un poisson clown est d’un corail ne peut relever de la symbiose, d’ailleurs cela ne profite qu’au poisson. Les poissons clowns sont assez résistants, d’ailleurs une étude récente vient encore de le prouver (publication du monde.fr du 1 er juillet 2012) :

« Les poissons pourraient s’adapter mieux que prévu à des températures et à une acidité plus élevées des océans, conséquences attendues du changement climatique, estime une étude publiée dimanche 1er juillet dans la revue Nature Climate Change.

Des études menées enAustralie sur des poissons clown montrent que les juvéniles résistent mieux à une température et une acidité plus élevée de l’eau si leurs parents ont eux-mêmes fait face à des conditions similaires.

Depuis plusieurs années, des études montrent les conséquences négatives du changement climatique sur nombre d’organismes marins, mais la façon dont les espèces pourraient s’adapter d’une génération à l’autre est plus rarement examinée, soulignent les chercheurs de l’Université James Cook, à Townsville, en Australie.

Pour les océans, qui absorbent le quart du CO2 émis dans l’atmosphère, nos émissions polluantes toujours plus importantes ont deux types d’impacts : un réchauffement de la température de l’eau, lié au réchauffement global, et une acidification liée à la concentration plus importante de CO2.

HÉRÉDITÉ ÉPIGÉNÉTIQUE

Lors de cette expérience australienne, menée en aquarium, les chercheurs ont constitué trois groupes de poissons clown adultes soumis, pour le premier groupe, aux concentrations de CO2 actuelles, et pour les deux autres à des concentrations plus élevées. Et les ont laissés se reproduire.

Les juvéniles ont été élevés dans les mêmes conditions de CO2 que leurs parents, avec une exception : une partie de la progéniture des poissons du premier groupe (concentration actuelle de CO2) a été élevée dans des conditions de CO2 plus importantes. Ces jeunes élevés dans des conditions de CO2 différentes avaient une taille et un poids « sensiblement inférieurs » aux jeunes poissons élevés dans les mêmes conditions que leurs parents, ont constaté les chercheurs.

En conséquence, souligne l’étude, « l’influence parentale pourrait être très efficace pour atténuer les conséquences de l’acidification des océans« . Pour les chercheurs, cette adaptation d’une génération sur l’autre pourrait s’expliquer par une « hérédité épigénétique », c’est-à-dire les caractères que des parents transmettent à leurs enfants au-delà de leurs gènes. »

Les espèces les plus couramment importées sont :

Amphiprion akallopisos

Amphiprion akallopisos

Amphiprion melanopus

Amphiprion melanopus

 Amphiprion sandaracinos

Amphiprion sandaracinos

Amphiprion ephippium

Amphiprion ephippium

Amphiprion latezonatus

Amphiprion latezonatus

Amphiprion thiellei

Amphiprion thiellei

Premnas biaculeatus

Le fameux Premnas biaculeatus, magnifique, mais très territorial.

Amphiprion Polymnus

Amphiprion Polymnus

Amphiprion Sebae

Amphiprion Sebae

Quelques espèces endémique assez rares :

Il y en a beaucoup d’autres mais la systématique n’est pas encore validée, sans compter toutes les espèces non recensées et les variantes.

Nous cherchons tous avec nos aquariums à reproduire au mieux un petit bout de nature, alors faisons le bien et respectons ‘si possible’ les associations que l’on peut trouver à l’état naturel. Pour vous aider, veuillez trouver ci dessous un récapitulatif des associations.

Quelle anémone pour quel poisson clown ?

 

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